Dimanche 2 décembre 2007

 

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J’explore ce monde qui m’entoure d’un œil nouveau, un œil qui s’accompagne de pensées parfois lettrées pour prolonger l’existence de l’image pour un temps éphémère. Iris Raid Photo est né d'une renaissance graphique, culturelle, passionnelle. Le blog est donc une passerelle de mon âme. Au cours des mois qui viennent je veux combler ces pages de mes pensées, idées, coup de coeur. Ce renouveau est un nouvel univers, le monde de Weltanschauung !


De l'Allemand « Welt », le monde, et « Anschauung », l'idée, la vue, l'opinion, la représentation. Terme désignant la conception du monde de chacun selon sa sensibilité particulière.

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Dimanche 2 décembre 2007

 

C’est la question que je me pose !

A l’école, j’étais du genre Huckleberry Finn et c’est durant mon service militaire que le goût pour l’écriture et même la lecture est né… Mon premier livre de cette époque fut « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway. Ce livre est toujours présent dans ma bibliothèque et les pages ont jauni avec les années. Mes premiers textes se sont perdus dans le temps ! Le manque de recul sur leur intérêt personnel, l’insouciance de la jeunesse a fait disparaître ces petits papiers blancs griffonnés. Et pourtant, ils étaient déjà des courriers de cœur à la vie, même s’ils demeuraient très sombres et souvent incompris pour leur violence de fond et d’idée. Il est évident à mes yeux qu’écrire permet d’exorciser les maux de l’existence de la vie.

 

La vie est une aventure sans cesse en mouvement. Elle nous entraîne dans des épisodes divers et intenses, qui nous permettent de construire un mode de vie stable ou pas, alimente notre conscience, notre mode de pensée et d’agir. Je crois que l’écriture décharge ces trop pleins d’aventure, d’existentialité, intense ou morne. Elle donne la couleur d’une chair, d’une pensée multiforme et sans cesse en animation pour ma part. Je ne veux pas m’enfermer dans un registre d’idée, de savoir faire académique et dialectique. Non !

L’écriture est un remède à la douleur interne, profonde, inconnue de la médecine. Elle décrit l’horreur comme la beauté, elle dépeint les existences de l’humanité. Elle est l’origine d’une palette interne de mots, vocabulaire riche ou pauvre… Les mots peupleront nos tableaux blancs, messagers d’espoir, toujours, dans le grand chaudron de la vie.

 

Alors je porte l’espoir d’écrire pour la vie, ici ou ailleurs ! 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Hemingway
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Dimanche 2 décembre 2007

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La forêt m’appelle comme le loup à la meute,

Le museau dans le vent des saisons,

Il hurle les sons et les mots dans le blizzard.

 

La forêt m’appelle comme le loup à la meute,

Esprit charnel, esprit d’aventure,

Les chevauchées n’auront pas de saisons,

Aguerries des nuits endormies de l’hiver,

Des abeilles et des moustiques de l’été.

 

La forêt m’appelle comme le loup à la meute,

Je marcherais sur les traces enivrantes

Laissées par les animaux des forêts noires,

Loups, sangliers, cerfs ou brocards,

Qui appellent le silence des armes,

Et rayonnent de beauté à l’écriture des âmes.

 

L’esprit de la forêt m’appelle

Comme le loup appelle sa meute,

Poussant les cris dans les frissons du vent,

J’écris à la plume d’encre noir de Chine;

La pie et la mésange, immobiles, regardent

L’étrange animal assoupi, endormi ou assis

Aux regards lointains, scrutant les horizons sans fin

La faim hurlant à son âme en petits pas malins.

  

Et, l’appel de la forêt criant plus fort

Le loup hurlant dans la nuit sous la lune,

S’agite en meute ou tapi dans les buissons

Pour retrouver les horizons des chasses.

Je sonde l’infinie nuit, l’infini gazeux des nuages,

Indiens et sorciers dansant sous une lune blanche,

Habillée d’une mousseline de mariée

Qui appelle à la nuit les loups et les fauves endormis.

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Dimanche 2 décembre 2007

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Éclos à la jouissance de notre condition, révélés à nous-mêmes et affermis en solitude, affranchis tout à la fois des idoles et de l'angoisse de leur disparition, nous sommes toujours capables de penser et de dire qui nous sommes, anarchistes !

 

Que notre décision soit du côté du faible, et toujours opposée à qui l'a rendu tel, que notre bras retienne qui veut mener le monde, peu compte que ce soit pour un bien ou un mal, car à nos yeux le monde n'est pas à gouverner. Le monde est à vivre. Vivre n'est pas vaincre. Vivre c'est aimer. Jamais l'anarchie ne vaincra. Que vive l'anarchie qui ne tient pas dans un livre, mais qui entre toute entière dans un seul être humain, car l'anarchie, c'est l'anarchiste, qui vomit la doctrine et combat le pouvoir.

 

L'anarchiste tente une réponse au qui suis-je ? Risque l'aventure de l'altérité. L'anarchiste n'adhère pas à un programme politique, mais à un mode de vie. En prenant le risque et le plaisir de l'ouverture de sa solitude existentielle à autrui, l'anarchiste est autre, absolument. Il propose non pas le meilleur des mondes, mais une pensée engagée, axée sur l'idée d'humanité, une pensée consciente de la responsabilité éthique de l'être humain en tant qu'acteur de la vita activa. Il vise une existence dont la pensée et l'action ne font qu'un. Il veut, par son action, manifester la vie humaine comme vie responsable, élevée au-dessus de l'agitation de la vie pour la vie.

 

Extrait du texte de Philippe Rahmy

http://pagesperso-orange.fr/libertaire/archive/2000/233-nov/anarchie.htm

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Mardi 4 décembre 2007



Ce week-end avait lieu à l’Alpexpo de Grenoble un salon de l’artisanat d’art qui regroupait 250 exposants de divers horizons. C’était l’occasion de pénétrer à nouveau ce monde étrange des petites mains aux suggestions très fortes de créativité. Un univers que je redécouvre avec un œil nouveau, neuf, plus aguerri par mes propres pas dans un cercle aussi diversifié que l’est l’humanité tout entière. Nous pourrions presque évoquer une biodiversité des arts ! Ce florilège universel de connaissances souvent ancestrales se modernise avec les matières et les techniques. 

maxime-Tosi--13-.JPG 

 

Et c’est l’appareil en bandoulière, que je parcourais la scène de théâtre à la recherche d’une lueur, d’un quelque chose d’unique, particulier à ma création. Je regrettais l’absence de démonstration des acteurs du lieu ! Le marché du jour était mercantile et donc à l’opposé de la recherche qui m’avait emmené ici… je cherchais ces personnages qui savent parler de leur passion sans souci de mercantilisme. A ce sujet, il faut faire attention à l’approche des stands, car parfois et trop souvent les curieux armés de boîtiers aux pixels numérisés sont mal vus… Pourtant, ces vendeurs d’arts ne réalisent pas qu’ils ont en face d’eux des passionnés et non des espions ! Alors quelques mots de présentation et les âmes se débrident, se délitent et la rencontre se dessine…

 

 Elle eut lieu auprmaxime-Tosi--4-.JPGès d’un maître verrier de Vallauris ! Maxime Tosi (www.maxxtosi.com), il me reçoit avec un enthousiasme inhabituel, ancré de passion, de partage, d’avenir. Il parle des projets en cours, des réalisations passées, de la couleur propre à son métier / passion, qui l’entraîne sur des chemins internationaux comme les U.S.A, l’Angleterre, l’Italie. Quatorze années de travail, de fouilles dans sa matière de coeur, le cristal ! Un apprentissage acquis auprès de maîtres français, italiens, comme sur l’île de Murano. Et puis il y a ce rouge puissant provenant d’une lampe de chevet, étincelant travail fait de vagues nuageuses et à la fois cristallines. Il explique cette réalisation technique majeure dans le monde des verriers, avec simplicité et sans véritablement cacher les aspects du concept. Cet instant magique trouve un croisement dans ma propre recherche et vision de l’art. Max comme il se surnomme n’est pas un artiste fermé ! Non ! Il travaille avec des maîtres ébénistes, des potiers, des fondeurs etc.. Pour lui, il n’y a pas lieu de cloisonner les horizons mais tout au contraire de les ouvrir, les amener à un renouveau, un mélange des matières et du savoir. Une passerelle est née entre nous… J’espère pouvoir dans les mois à venir vous reparler de ce jeune maître verrier. 


florence-pillet--1-.JPG

 La visite se terminera part des échanges éphémères avec des sculpteurs sur bois, des potiers spécialisés sur la technique de cuisson japonaise, le raku. Cette méthode artisanale venue d’Asie était très répandue sur l’expo. Une jeune artiste en joaillerie exploite cette méthode, Florence Pillet  www.florencepillet-creation.com ! 

Une autre artiste en poterie qui employait ce procédé de cuisson de l’argile décorait ces œuvres avec une technique de cristallisation de porcelaine. Un éclat pour les yeux ! J’avais déjà vu ce procédé technique, il y a deux mois auprès d’un potier Jean-Philippe Koenig, installé dans le Bas Rhin. Ce façonnage de la faïence semble éclater l’émail de la porcelaine en éclat de givre. Superbe ! A découvrir… 



…Raku :
Technique japonaise du XVéme siècle qui consiste à utiliser une terre réfractaire supportant les chocs thermiques violents, puisque les pièces sont sorties du four incandescents, aux alentours des 1000 degrés. Elles sont alors plongées dans la paille ou la sciure. De cette combustion naît un enfumage qui noircit les parties non émaillées et s’infiltre dans les craquelures de l’émail. La réduction d’oxygène aura également pour effet de donner des lustres métallisés aux émaux chargés d’oxydes métalliques. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Raku)

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